Cadrage d’un projet


Définir les périmètres

Définir les périmètres

Périmètres organisationnels

Périmètres organisationnels

Les émissions prises en compte doivent refléter l’exercice des activités de l’organisation. Toutes les émissions dont l’entreprise dépend sont inclues dans un Bilan Carbone® en Comptabilité Carbone Analytique.

Les structures juridiques et organisationnelles d’une organisation comprennent les coentreprises, filiales et propriété exclusive constituées en société et non constituées en société. Ils sont traités dans ce projet selon des règles établies qui dépendent de la structure de l’organisation et des relations entre les parties impliquées. En fixant les limites organisationnelles, une organisation choisit une approche pour consolider les émissions de GES puis applique systématiquement l’approche choisie pour définir les activités inclues dans le périmètre.

Quelle que soit la stratégie de définition du périmètre sélectionné, les filiales et franchises sont inclues dans la Comptabilité Carbone Analytique. Les sociétés associées, les investissements et les coentreprises en partenariat ou opérations avec des partenaires avec un contrôle financier commun peuvent être inclus suivant le périmètre organisationnel sélectionné.

La Comptabilité Carbone Analytique se réfère à la norme ISO 14064, qui propose ainsi deux définitions du périmètre organisationnel :

Il n’y a aucune différence entre contrôle financier et contrôle opérationnel pour une organisation qui détient et exploite la totalité de ses biens et activités. Les normes internationales d'informations financières (IFRS) définissent le « contrôle » comme "le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d'une entité afin d'obtenir des avantages de ses activités".

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Par défaut, le périmètre organisationnel « contrôle opérationnel » doit être utilisé. Tout autre choix doit être justifié.

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Périmètre temporel

Périmètre temporel

Le Bilan Carbone en Comptabilité Carbone Analytique doit quantifier les émissions d’une organisation pendant une durée donnée, correspondant à un exercice comptable.

Il est recommandé de réaliser un bilan annuellement afin de faciliter l’industrialisation de la comptabilité carbone, de suivre une trajectoire et de créer une culture carbone au sein de l’organisation.

Tout autre choix du périmètre temporel autre que le dernier exercice comptable en date doit être justifié.

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Périmètre opérationnel

Périmètre opérationnel

Une Comptabilité Carbone Analytique doit prendre en compte toutes les émissions directes et indirectes dont dépend une organisation.

Elle doit identifier l’ensemble des flux entrants, internes et sortants d’une organisation.

Toutes émissions non comptabilisées doivent être justifiées. La méthode est conservatrice et majorante pour inclure l’ensemble des flux émetteurs dans une logique de dépendance au carbone.

Si un flux est carboné, cela signifie que l’activité de l’organisation est vulnérable (prix des énergies fossiles, taxe carbone, modèle compatible dans un monde bas-carbone etc.). Le premier objectif du projet est de savoir sur quoi agir et comment.

Les émissions supportées sont cartographiées à partir des données comptables de l’entreprise.

Tous les codes comptables correspondant à des flux physiques au sens large du terme (y compris les frais bancaires, les frais de formation, les frais de communication...) doivent être inclus dans une Comptabilité Carbone Analytique. Les codes comptables à comptabiliser dans un plan comptable français par défaut, car ils peuvent représenter des flux physiques, sont les suivants :

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Il existe cependant des codes comptables en classe 2 et 6 à ne pas comptabiliser. Il faut ainsi discuter avec le contributeur en charge des données comptables afin d’identifier les codes comptables ne représentant pas de flux physiques. Tout code comptable du tableau ci-dessus et non comptabilisé doit être justifié.

Par exemple, les compte 609 – Rabais, remises et ristournes (RRR) obtenus sur achat : correspondent à des flux monétaires et n’ont pas d’impact car ils ne représentent aucune matérialité, ils ne sont pas à comptabiliser.

Les compte 6132 – Locations immobilières : si l’organisation loue une partie de ces locaux, il est important de questionner le contenu de ce code comptable. Il peut y avoir par exemple, la consommation d’énergie des locaux, la gestion des déchets ou bien le loyer correspondant à l’amortissement du bâtiment.

De manière optionnelle et comme bonne pratique, d’autres codes peuvent être ajoutés dans une logique de dépendance d’émissions de GES des activités de l’organisation (mutuelle, avantage salarié, déchets…), particulièrement pour les société de services qui ont la main pour imaginer des actions sur ces flux physiques.

Les émissions non supportées par l’entreprise doivent être ajoutées. A savoir :

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L’ombre carbone d’une organisation (son influence climatique) est complémentaire à l’empreinte carbone pour l’analyse des résultats, au même titre que les émissions évitées ou compensées, mais est exclue du profil des émissions de GES.

Lors d’une consolidation de projet avec d’autres entités d’une même chaîne de valeur, les émissions de GES comptabilisées sur plusieurs organisations doivent être identifiées et regroupées. En effet, lorsque deux ou plusieurs sociétés détiennent des intérêts dans une même activité, les émissions provenant de cette opération conjointe risquent d’être comptées deux fois. Deux solutions sont possibles pour ce cas :

Les organisations subissent souvent des changements structurels importants tels que des acquisitions, cessions et fusions. Ces changements modifient le périmètre organisationnel et donc le profil d’émissions de GES historiques de l’organisation. Afin de maintenir une cohérence dans le temps et une trajectoire comparable, les données historiques sur les émissions devront être recalculées dans un projet dédié, notamment pour l’année de référence.

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Postes d’émissions significatifs

Postes d’émissions significatifs

Les normes internationales, ainsi que certaines réglementations (par exemple la Loi française relative à la Transition Energétique Pour la Croissance Verte (TEPCV)) exigent d’identifier les postes d’émissions significatifs pour l’organisation.

Dans le cadre d’un Bilan Carbone en Comptabilité Carbone Analytique, les postes d’émissions significatifs ne devraient être définis qu’en fonction de leur poids au sein du profil GES de l’organisation. Il est donc nécessaire de réaliser auparavant une première estimation des émissions complète, à travers a minima d’hypothèses de calcul ou de données monétaires.

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Émissions évitées et compensation carbone

Émissions évitées et compensation carbone

Une organisation peut déterminer les puits et réservoirs de GES permettant de capter et concentrer les GES pour éviter leur largage dans l’atmosphère (croissance forestière, préservation des sols, etc.) dans et en dehors de sa chaîne de valeur. Une organisation peut aussi déterminer les émissions de GES évitées par ces activités par rapport à un scénario de référence.

Cependant, l’organisation ne doit pas déduire ces émissions évitées ou compensées des émissions totales, mais peut les comptabiliser et les analyser à part comme bonne pratique.

Deux typologies d’émissions peuvent être analysées en option et comme bonne pratique d’une Comptabilité Carbone Analytique :

Il convient de calculer le différentiel de niveau d’émissions de GES par rapport à un scénario de référence, soit sous l’effet des produits ou services vendus qui se substituent à un usage plus carboné chez les clients finaux ; soit sous l’effet de financement de projet en dehors de sa chaîne de valeur (achats de crédits carbone certifiés, contrats d’énergie bas carbone…).

Il s’agit de calculer dans sa chaîne de valeur le développement de ses puits de carbone (absorption directe) ou ceux en amont (dans la supply chain) et en aval (chez les utilisateurs finaux) à partir de référentiels disponibles (ISO 14064 ou GHG-P) ; ainsi que les émissions négatives provoquées en dehors de sa chaîne de valeur par du financement de projets grâce à des méthodologies (UNFCCC, labels, standards internationaux).

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Axes analytiques pour une Comptabilité Carbone Analytique

Axes analytiques pour une Comptabilité Carbone Analytique

Il est obligatoire de diviser les émissions par axe analytique pertinent (site, activité, équipe, fournisseur, client…) pour la réalisation d’un plan de transition à l’échelle de responsables de l’organisation.

Il peut être nécessaire de diviser les émissions selon différents axes analytiques afin de responsabiliser chaque partie prenante (responsable d’équipe, dirigeant, client, fournisseur), sur les émissions de GES dont il est responsable et des vulnérabilités face aux enjeux énergie-climat induits. Tout axe analytique non sélectionné doit être justifié.

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Ces axes analytiques peuvent provenir de plan analytique, de catégorisation de produit ou de projet dans des fichiers provenant d’outils métier, de structure interne non officielle de l’organisation ou bien de différenciation physique (site, ligne de production...).

Voici une liste (non exhaustive) des axes analytiques :

Seules les émissions pertinentes selon les axes analytiques sélectionnés doivent être divisées par axe analytique. Par exemple, seules les émissions concernant les achats seront divisées par fournisseur.

Construire le reporting

Construire le reporting

Définir les postes d’émissions supportées

Définir les postes d’émissions supportées

Pour identifier les émissions supportées, une analyse du FEC ou du grand livre comptable est réalisée pour identifier toutes les classes de comptes :

Toutes les classes de comptes identifiées doivent être inclues dans la Comptabilité Carbone Analytique comme étant un ou plusieurs postes d’émissions.


Construire le reporting

Définir les postes d’émissions non supportées

Définir les postes d’émissions non supportées

Pour comptabiliser les émissions non supportées, il est possible de réaliser une cartographie des flux ou toute autre méthode permettant d’identifier la liste des postes d’émissions de manière exhaustive.

L’objectif est d’identifier tous les flux physiques dont les activités de l’organisation dépendent et qui ne sont pas supportés par l’organisation. Ces flux devront être intégrés dans la Comptabilité Carbone Analytique comme étant un ou plusieurs postes d’émissions.

Construire le reporting

Choisir les axes analytiques pour une Comptabilité Carbone Analytique

Choisir les axes analytiques pour une Comptabilité Carbone Analytique

Cette étape du cadrage consiste à relier les postes d’émissions construits à partir des codes comptables aux axes analytiques sélectionnés. Un axe analytique n’est pas forcément pertinent sur tous les postes d’émissions mais chaque poste d’émissions doit être associé au minima à un responsable, et donc à un axe analytique. Tout choix contraire doit être justifié.

L’absence d’axes analytiques dans une source de données nécessaire à la division des émissions selon cet axe analytique peut être une justification de l’abandon de cet axe analytique. Il sera néanmoins à noter comme axe d’amélioration d’ajouter l’axe analytique dans la source de données.

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Catégorisation des postes d’émission

Catégorisation des postes d’émission

Catégorisation selon le Bilan Carbone®

Pour une Comptabilité Carbone Analytique, si un code comptable correspond à plusieurs catégories de poste d’émissions, il devra être dédoublé.

Des catégorisations selon les autres normes et standards (BEGES-R, GHG-P, ISO 14064-1) suivent ensuite les mêmes liens de correspondance qu’entre le Bilan Carbone® et ces mêmes normes et standards.

Catégorisation sur mesure pour une Comptabilité Carbone Analytique

En complément de la classification des flux physiques dans les différents postes d’émission, il est recommandé comme bonne pratique de créer une structure comptable carbone selon la structure interne de l’organisation. Cela permet une meilleure compréhension des résultats par les comités de direction. Il est par exemple possible de regrouper les flux physiques en plusieurs niveaux d’analyse « reporting sur mesure ».

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