Collecte et exploitation des données
- Identification des sources de données
- Données d’activités réelles
- Données d’activités extrapolées
- Données d’activités simulées
- Données d’activités statistiques
- Données d’activités comptables
- Identification des sources de données
- Collecte des données
- Quantification des émissions
- Facteurs d’émission issus de bases de données
- Facteurs d’émission élaborés par l’organisation
- Facteurs d’émission en ratio monétaire
- Quantification des émissions
- Méthode de quantification de la qualité du projet
- Résultats et profil GES
Identification des sources de données
Données d’activités réelles
Ce sont des données physiques dont l'organisation dispose à l'état brut et avec un degré d'exactitude élevé, soit parce qu'elles suivent précisément les flux physiques impliqués, soit parce qu'elles sont en mesure de les retracer a posteriori. Par exemple, la masse de matière première utilisée (exemple : 200 tonnes d'acier inoxydable neuf par an) ou la quantité de kWh d'électricité consommée (indiquée sur la facture notamment), ou bien des distances parcourues par les collaborateurs à travers un sondage ; sont des données réelles qui sont facilement collectables par et pour les organisations.
Les données d'activités réelles sont les données dont la fiabilité est la plus élevée pour la réalisation d'un Bilan Carbone®. Il est conseillé d'utiliser au maximum ce type de données d'activité.
Données d’activités extrapolées
Ce sont des données issues d'une extrapolation à partir d'autres données physiques. Ce type de données sont régulièrement utilisées au cours des démarches Bilan Carbone®, notamment pour les postes déplacements et alimentation, via l'envoi d'un questionnaire auxcollaborateur.ices [MD1] [SL2] de l'organisation. Un certain nombre de personnes répondent au questionnaire, et les résultats sont extrapolés à l'ensemble des collaborateur.ices. L'organisation peut également utiliser des extrapolations lorsque certaines données de l'année en cours ne sont pas encore disponibles (utilisation de factures d'une année antérieure, etc).
Ces données sont généralement assez fiables, car spécifiques à l'organisation. En revanche, il est préférable d'utiliser des données réelles.
La méthode utilisée pour extrapoler doit être documentée au sein du rapport Bilan Carbone®. Les extrapolations peuvent être de plusieurs types. Par exemple, une extrapolation temporelle (utiliser une facture de l'année N-2) n'aura pas les mêmes conséquences qu'une extrapolation géographique (utiliser des données valides en zone rurale pour des sites en zone urbaine), ou qu'une extrapolation à une population (40% des personnes répondent à un questionnaire, et les résultats sont appliqués à l'ensemble des collaborateur.ices). Il convient à l'organisation de juger du niveau d'acceptabilité de l'extrapolation, certaines extrapolations incongrues pouvant être bien plus imprécises que l'utilisation de données simulées ou statistiques. Le poids de l’extrapolation finale est un indicateur à spécifier.
Données d’activités simulées
Ce sont des données issues de simulations informatiques, de modèle d'Intelligence Artificielle (IA), ou de méthodes de retraitements statistiques.
Ces données sont généralement associées à des incertitudes importantes. Il est conseillé de limiter au maximum l'utilisation de ce type de données, et de ne les utiliser que pour les sources d'émissions où des données seraient totalement manquantes, ou pour des sources d'émissions non significatives. Par exemple, pour un fournisseur ou un partenaire ne répondant pas aux sollicitations de l'organisation.
Données d’activités statistiques
Ce sont des données qui sont issues de statistiques moyennes, par exemple la moyenne des distances des déplacements domicile-travail en France, en France dans le secteur tertiaire, à Paris dans le secteur tertiaire, etc.
Ces données sont généralement associées à des incertitudes importantes, même si cela varie en fonction de l'ensemble de données (France, Paris, secteur tertiaire, etc.) sur lequel est effectuée la moyenne. Il est conseillé de limiter au maximum l'utilisation de ce type de données, et de ne les utiliser que pour les sources d'émissions où des données seraient totalement manquantes, ou pour des sources d'émissions non significatives. Par exemple, pour un fournisseur ou un partenaire ne répondant pas aux sollicitations de l'organisation.
Données d’activités comptables
Ce sont des données qui sont issues d’export comptable de l’organisation. Elles permettent de compléter les données non disponibles via d’autres méthodologies de collecte (données réelles, extrapolées, simulées ou statistiques) pour obtenir une empreinte carbone exhaustive sur les postes d’émissions supportées par l’organisation.
Elles sont à éviter un maximum car très imprécises : en effet, il existe très peu de facteur d’émissions et ces derniers sont sensibles à l’inflation et pas toujours représentatifs de l’activité. Par exemple, le facteur d’émissions « transport terrestre » de Base Empreinte en kgCO2e/k€ peut être utilisé pour n’importe quel véhicule terrestre de la même manière, alors que le coût n’est pas représentatif des changements d’émissions de GES d’un véhicule à un autre.
Les postes d’émissions non significatifs supportés par l’organisation peuvent être comptabilisés en données monétaires par manque de données physiques. Rendre accessible une donnée d’activité physique jusqu’ici inconnue doit être un objectif d’amélioration du calcul des émissions pour l’organisation.
Identification des sources de données
Chaque poste d’émissions identifié, supporté comme non supporté par l’organisation, doit être relié à une ou plusieurs sources de données, contenant les quantités d’activités nécessaires au calcul des émissions de GES.
Les sources de données doivent être idéalement de type base de données, provenant d’un outil métier de l’organisation ou des parties prenantes, et industrialisées (disponible chaque année sous une même forme). Des quantités d’activité physiques (tonne, litre, kWh…) doivent être utilisées pour les postes d’émissions significatifs. Pour les postes d’émissions non significatifs, si une source de données comptables est utilisée, il doit être noté, dans la synthèse du projet, comme axe d’amélioration continue, de la remplacer par une source de données physiques.
Ce tableau récapitule, pour chaque compte du plan comptable, la source de données associée et le détail de collecte correspondant.
| Plan Comptable | Source de Données | Détail |
|---|---|---|
| 6012000 - Achats matières (ou groupe) B | Achats par chantier | Factures fournisseurs |
| 6021000 - Achats matières consomm CHANTIER | Achats par chantier | Suivi des consommations |
| 6040000 - Achats d'études & prest. services | Achats par chantier | Contrats prestataires |
| 6041000 - Achats travaux sous traités | Achats par chantier | Factures sous-traitants |
| 6051000 - Fournitures d'électricité | Facture EDF | Consommation énergie |
| 6060000 - Fourniture d'eau | Facture eau | Consommation eau |
| 6064000 - Carburant | Carte total | Facturation carburant |
| 6063000 - Petit outillage | Inventaire outillage | Stockage et suivi |
| 6065000 - Fournitures de bureau | Export comptable | Suivi achats internes |
| 6071000 - Fournitures vêtements travail BAT | Export comptable | Commandes RH |
| 6074000 - Achats marchandises (ou groupe) A | Achats par chantier | Stocks et livraisons |
| 6110000 - Sous-traitance générale | Achats par chantier | Contrats sous-traitance |
| 6115000 - Sous-traitance ROUL MAPOUL | Achats par chantier | Factures spécifiques |
| 6135000 - Véhicules LLD | Inventaire véhicule | Location véhicules |
| 6135300 - Location mat. bureau & informatique | Inventaire informatique | Suivi équipements |
| 6151500 - Entretien rép. inst. matériel & outil | Export comptable | Réparations internes |
| 6152000 - Ent. rép. matériel roulant | Export comptable | Facturation garages |
| 6155000 - Ent.rép. matériel de bureau | Export comptable | Facturation prestataires |
| 6160000 - Assurances OLUY | Export comptable | Contrats d'assurance |
| 6240000 - Transports/achats | Données prestataires | Suivi transporteurs |
| 6242000 - Transports/ventes | Données prestataires | Facturation logistique |
| 2183000 - Matériel informatique | Inventaire informatique | Gestion IT |
| 2184000 - Mobilier et Matériel de bureau | Inventaire mobilier | Suivi des équipements |
Les sources de données doivent intégrer les axes analytiques identifiés comme pertinents pour l’analyse des résultats. L’absence d’axes analytiques dans une source de données nécessaire à la division des émissions selon cet axe analytique peut être une justification de l’abandon de cet axe analytique. Il sera néanmoins à noter en axe d’amélioration de rajouter l’axe analytique dans la source de données.
Ce tableau indique, pour chaque source de données, la maille analytique selon laquelle les données sont ventilées.
| Source de Données | Analytique |
|---|---|
| Achats par chantier | Par chantier, par fournisseur |
| Agence de voyage | Par centre de coût |
| Carte total | Par centre de coût |
| Déchet bureau | Par centre de coût |
| Déchet chantier | Par chantier |
| Données prestataires | Par chantier |
| Export comptable | Par centre de coût |
| Facture EDF | |
| Facture eau | |
| Inventaire informatique | Par centre de coût |
| Inventaire mobilier | |
| Inventaire outillage | Utilisation par chantier |
| Inventaire véhicule | Par centre de coût |
| Utilisation et fin de vie des chantiers | Par chantier |
Chaque source de données doit contenir des données d’activité vérifiables et représentatives des activités au sein des périmètres choisis. L’incertitude des données doit être minimisée et comptabilisée. Le pourcentage de données monétaires doit être précisé.
Toutes les sources de données doivent être validées par le chef de projet. Il existe plusieurs types de données d’activités utilisables.
Collecte des données
Collecte des données
La collecte des données est la phase la plus chronophage de la démarche. Pour optimiser cette tâche, voici une série de recommandations :
- Déterminer l’accessibilité des données (fiabilité, unités employées, etc.)
- Equilibrer les efforts de collecte et les objectifs de la démarche : des données présentant une forte incertitude (moyennes statistiques ou monétaires) sont souvent plus faciles à trouver mais ne sont pas recommandées
- Déterminer des personnes référentes, des contributeurs, pour chaque source de données
- Traiter directement l’export brut type base de données comme données d’entrée, sans retraitement, pour permettre l’industrialisation du calcul d’année en année
Il est important de planifier et de procéder avec soin pour minimiser la charge de la collecte des données, et ainsi réduire le risque d’erreurs pouvant survenir lors de la compilation des données.
Idéalement, les organisations utiliseront leurs outils et processus de reporting déjà existants pour traiter des données brutes de manière industrialisée. Plus la collecte de données sera industrialisée, plus elle sera rapide et les émissions de GES seront facilement mises à jour d’année en année. Une source de données type base de données brute permet également une meilleure auditabilité du projet.
Pour rendre le projet plus auditable, il faut également documenter et conserver toutes les données collectées, en incluant notamment leur source, leurs unités et l’incertitude associées et toutes autres informations jugées pertinentes, afin de s’assurer que les données soient traçables et comparables d’année en année.
Quantification des émissions
Facteurs d’émission issus de bases de données
Un certain nombre de FE sont disponibles dans des Bases De Données (BDD) dont certaines sont listées dans cette méthode.
Voici un certain nombre de critères, classés par ordre d'importance, qui doivent être considérés par l'organisation afin de choisir le meilleur FE possible dans une BDD. Ces critères peuvent être de la responsabilité de l'organisation ou de celle de la BDD (mais l'organisation est responsable de son choix de BDD). Lorsque plusieurs FE sont disponibles pour la même source d’émissions, l'organisation doit se référer à ces critères pour trancher.
Facteurs d’émission élaborés par l’organisation
Dans le cas où aucun FE ne serait disponible pour la source d’émissions considérée, ou pour améliorer la précision ou représentativité d'un FE, l'organisation peut :
- Approximer cette source d’émissions à une autre source d’émissions qui serait similaire, mais cela sera source d'une forte incertitude et donnera lieu à une quantification imprécise. L'organisation doit donc utiliser une incertitude supérieure à celle du FE similaire choisi.
- Élaborer son propre facteur d’émissions pour la source d'émissions considérée.
Pour élaborer un facteur d’émissions, l'organisation doit réaliser une Analyse du Cycle de Vie (ACV) ou une Empreinte Carbone Produit (PCF) pertinente et utiliser l'indicateur "Climate Change" d’après les méthodes de calcul de l’IPCC à un PRG de 100 ans. Attention, il est nécessaire de suivre les recommandations méthodologiques de création de FE de la BDD la plus employée par l'organisation afin de maintenir une homogénéité au sein des FE utilisés.
À la suite de l'ACV, le facteur d’émissions sera à priori le plus représentatif et précis possible, car spécifique à la source d’émissions de l'organisation.
Si ce n'est pas possible, l'organisation pourra élaborer son propre FE à partir, par exemple, des différentes matières premières utilisées pour créer le produit (via leurs FE respectifs) ou de la comptabilité carbone du fabricant desdits produits.
Dans tous les cas, il sera nécessaire d'attribuer un taux d'incertitude élevé à ce FE.
Facteurs d’émission en ratio monétaire
Certains FE se présentent sous la forme de valeurs en kgCO₂e/€ HT dépensé, notamment sur la Base Empreinte® ou surEXIOBASE[MD1] [SL2] . Ces FE sont issus de moyennes sur de nombreux produits, et sont par conséquent associés à de très fortes incertitudes. Ils sont appelés "Ratios monétaires".
Une organisation peut créer son propre ratio monétaire, par exemple à partir de la comptabilité carbone de ses parties prenantes. Ces FE sont appelés "Ratios monétaires spécifiques". Cependant, même si les incertitudes associées sont faibles (ratio monétaire élaboré spécifiquement pour une source d’émissions), cela ne permet pas un pilotage fin des actions, car le seul levier de décarbonation devient le montant de la dépense. Il est donc fortement recommandé de ne pas recourir aux FE "Ratios monétaires". De plus, il faut toujours vérifier la pertinence des facteurs d’émission de ce type, avec par exemple un certificat d’audit des résultats des émissions carbones ou bien un détail sur les calculs du ratio.
Ces FE peuvent éventuellement être utilisés pour les sources d'émissions suivantes :
- Recours à des activités de services et de prestations intellectuelles (avocat, conseil, etc.), mais l'organisation devra élaborer des FE "Ratios monétaires spécifiques" au cours de sa montée en maturité.
- Sources d’émissions non significatives, et dont les données sont difficiles d'accès (exemple : petites fournitures de bureau).
L'organisation devra tout de même s'affranchir des ratios monétaires pour ces sources d'émissions au cours de sa montée en maturité.
Quantification des émissions
La Comptabilité Carbone Analytique doit prendre en compte les GES retenus dans le cadre du protocole de Kyoto (CO2, CH4, N2O, SF6, NF3, groupe HFC et PFC) et les émissions de GES hors Kyoto (CFC, émission de vapeur d’eau en altitude). Toutes les émissions sont ramenées enCO2 [MD1] [SL2] équivalent sur 100 ans, par exemple le méthane (CH4) a un pouvoir réchauffement équivalent à 28 fois le CO2e (1 kg de méthane = 28 kg de CO2)
Idéalement, mais rarement, il est possible de mesurer directement les émissions de GES comme données. Dans ce cas, les facteurs d’émissions ne sont pas nécessaires.
Cette phase de collecte des données consiste aussi à recueillir les facteurs d’émissions correspondant aux quantités d’activité. Ces facteurs d’émissions peuvent avoir plusieurs sources :
- Base de données « Base Empreinte »
- Base de données autres (Ecoinvent, Agribalyse…)
- Facteur d’émissions spécifique par partie prenante (kgCO2e/k€ d’achat suite à un Bilan Carbone® audité scope 1, 2 et 3)
- Facteur d’émissions spécifique par produit (kgCO2e/unité fonctionnelle par étape de cycle de vie, suite à une étude type Analyse de Cycle de Vie)
Attention cependant à bien vérifier les détails des calculs, notamment provenant d’ACV, afin de supprimer toutes émissions du type évitement ou compensation dans le calcul du Bilan Carbone®. Il faut aussi vérifier que le périmètre pris en compte dans l’ACV est bien celui recherché dans le Bilan Carbone®.
Par ordre de préférence, les calculs doivent utiliser :
- Facteurs d’émissions issus d’ACV (notamment pour les achats, l’utilisation et la fin de vie des produits)
- Facteurs d’émissions physiques Issus de base de données
- Facteurs d’émissions monétaires issus de base de données
Dans le cas des intrants représentant des biens ou de la matière, de l’utilisation de produits et de la fin de vie de produits, tout autre choix que des facteurs d’émissions issus d’ACV doit être justifié.
Les incertitudes des facteurs d’émissions doivent être minimisées et précisées.
Les lignes directrices du GIEC (1996) fait référence à une hiérarchie d’approches et de techniques de calcul allant de l’application de mesures d’émissions au facteur d’émissions générique pour mesurer les émissions de GES.
Méthode de quantification de la qualité du projet
Calcul de l’incertitude
La mesure des émissions de GES n’est pas une science exacte. Il existe une incertitude plus ou moins forte sur le calcul final. Elle est due à l’accumulation d’incertitudes, notamment sur deux valeurs :
- Les facteurs d’émissions : selon le type de facteurs d’émissions l’incertitude sera plus ou moins élevée.
- Les données d’activité : en fonction du type de données, l’erreur peut être plus ou moins grande. Par exemple, une facture d’électricité est très précise. La marge d’erreur est très importante sur des extrapolations ou sur les données monétaires.
Dans le cas d’une Comptabilité Carbone Analytique, le nombre de poste d’émissions peut être important. Il peut également avoir beaucoup de données pour un poste d’émissions donné dans le cas où les sources de données d’entrée sont des fichiers type base de données. L’incertitude sera donc par calcul plus faible. Le calcul de l’incertitude est donc pertinent pour une première approche, mais il n’est pas suffisant pour juger la qualité d’un projet.
Autres critères de qualité du projet
Les autres critères à présenter avec le profil des émissions de GES sont les suivants :
- Le pourcentage de données monétaires
Les données monétaires sont à éviter dans le cadre d’une Comptabilité Carbone Analytique. Le pourcentage de résultats d’émissions de GES basé sur des données monétaires doit donc être le plus faible possible. Au-dessus de 30% le projet peut être considéré comme très incertain. Idéalement, ce pourcentage doit être inférieur à 5%.
Attention, ce pourcentage aura tendance à être plus élevé pour une société de services (par rapport à une société industrielle) dû à la difficulté d’obtenir des données physiques sur les prestations de services. Dans le cas des société de services, les ratios monétaire spécifiques des prestataires sont à privilégier et le ratio monétaire peut être supérieure à celui d’une société industrielle.
- Le pourcentage de données associées à des responsables
Les axes analytiques permettent de piloter les émissions de GES à l’échelle de responsable d’axes analytiques associés à des émissions de GES qui ont donc la main pour construire un plan de transition. Le pourcentage de données associées aux responsables qui ont la main sur les émissions (fournisseur, client, équipe, projet, produit…) est donc un indicateur important de qualité du projet. Ce pourcentage doit être idéalement supérieur à 80%.
- Le pourcentage de données supportées par l’organisation et associées à des codes comptables
La Comptabilité Carbone Analytique permet d’associer la comptabilité générale à la comptabilité carbone de l’organisation afin de construire des indicateurs euro-carbone pour le plan de transition. La quantité de données associées à la finance et au carbone est donc un indicateur représentatif de la capacité de l’organisation à construire un plan de transition budgétisé, associé à des vulnérabilités et réalisables.
Les projets de Comptabilité Carbone Analytique pourront être comparés que s’ils sont audités comme comparables et que les indicateurs de qualité sont semblables.
Résultats et profil GES
Validation des résultats
Une explication globale de la démarche, avec présentation des chiffres (quantité d’activités, facteurs d’émissions et résultats des émissions en CO2e) au comité de direction permet de faire valider les résultats à l’équipe en charge du projet (chef de projet, sponsor et contributeurs).
La direction doit être impliquée dans la validation des résultats, elle sera également impliquée dans les phrases suivantes du projet.
Validation de la répartition par axe analytique
Les axes analytiques permettent de répartir les émissions par responsable pour ainsi construire un plan de transition à une échelle où il peut être appliqué.
Une explication globale de la démarche, une sensibilisation aux enjeux énergie-climat, avec présentation des chiffres dont ils sont responsables (quantités d’activité, facteurs d’émissions et résultats des émissions en CO2e) est donc nécessaire pour chaque responsable.
Dans l’idéal et à titre de sensibilisation, les résultats peuvent également être transmis aux parties prenantes en dehors de l’organisation (clients, fournisseurs).
Les résultats par axe analytique doivent être validée par l’équipe du projet avant la première restitution.
Première restitution intermédiaire
Une restitution de mi-parcours doit être organisée avec toutes les personnes impliquées par les résultats : l’équipe du projet et les responsables d’axes analytiques. Cette restitution intermédiaire est l’occasion de :
- Faire une sensibilisation aux enjeux énergie-climat
- Rappeler la méthodologie globale du projet
- Présenter les résultats par axes analytiques selon la structure interne de l’organisation pour une Comptabilité Carbone Analytique, et/ou selon la structure de la norme choisie (ISO, BEGES-R ou GHG-P ou Bilan Carbone®).
- Aborder les prochaines étapes du projet : le plan de transition et la vulnérabilité aux enjeux énergie-climat